Le mardi 9 février 2010

40 ans et toujours sans toit!

14/11/2009 22h51 

Gaétan Boucher a eu l’occasion de signifier au maire Régis Labeaume et à Claude Rousseau que l’anneau qui porte son nom ne répond plus aux normes internationales.
© photo Karl tremblay

Il dispose de trois années pour définir les besoins en infrastructures sportives et s’imprégner des traditions à Québec? Claude Rousseau s’est fait donner sa première leçon en accéléré, hier matin, à l’anneau Gaétan Boucher.

Pour sa première sortie depuis le lancement d’Équipe Québec, Rousseau a assisté à une activité soulignant le 40e anniversaire du Club de patinage de vitesse de Sainte-Foy. Serrer la main de Gaétan Boucher, Sylvain Bouchard et autres acteurs au passé et au présent de l’organisation lui a certes suffi pour mesurer toute la richesse en énergie humaine qu’évoquent les 40 années de cette organisation. Voilà pour l’histoire.

Prétexte idéal

Cette usine, jadis reconnue pour avoir fabriqué en série des champions du monde et 14 athlètes olympiques, vit cependant un déclin majeur de production sur le marché international. La Fédération de patinage de vitesse du Québec (FPVQ) s’évertue à en donner l’explication, depuis plusieurs années, en réclamant un ovale couvert. La présence de Rousseau, du maire Régis Labeaume, du ministre Sam Hamad et d’autres répondants politiques à l’événement d’hier devenait pour elle l’occasion idéale pour rappeler l’urgence d’un tel équipement.

« Quand nos jeunes performent sur les scènes nationale et internationale, c’est une forme de récompense pour tous nos bénévoles », a ainsi conclu le président de la FPVQ, Gilles Dufour, qui a saisi cette chance d’avoir devant lui tous ces décideurs politiques.

« Ce qui va de pair avec un nouvel amphithéâtre, c’est un anneau de glace », a convenu plus tard au micro Régis Labeaume, qui avait déjà identifié cette priorité peu après son entrée à l’hôtel de ville, en décembre 2007.

« Il faut faire en sorte de corriger ce qui n’a pas été fait depuis tant d’années. Je regarde le nombre de patineurs qu’il y a ici et j’en suis encore plus convaincu. Je ne peux pas vous promettre, mais je suis convaincu que ça va arriver », a exprimé le maire, avec en toile de fond 180 patineurs de partout en province, d’Ontario et du Nouveau-Brunswick, venus participer à un camp de perfectionnement organisé par la fédé.

Apprentissage

La FPVQ et le projet de quelque 57 millions qu’elle défend se nourrit de l’oxygène généré par le lancement récent d’Équipe Québec. Des invitations comme celle d’hier, Claude Rousseau devrait en recevoir d’autres dans les premiers mois de son mandat de trois ans. Devant tant de besoins criants, tous sports confondus, les doléances ne font que commencer, mais celui à qui le premier ministre Jean Charest a confié ce comité dit en être seulement au stade de l’observation.

« L’une de nos missions consiste à attirer des événements. Pour y arriver, je veux travailler avec les associations régionales et les fédérations provinciales des différents sports avant d’explorer le niveau international. Ma présence ici aujourd’hui s’inscrit dans cette démarche et fait partie de mon apprentissage », a laconiquement expliqué Rousseau, qui a joué la carte de la retenue pour sa première apparition.

Hamad : « Finir le travail »

En s’adressant aux bâtisseurs de l’époque qui ont cheminé jusque sur la scène internationale, dont Jean Grenier et André Lamothe, jusqu’au président actuel, Danny Fiset, le ministre responsable de la Capitale-Nationale a alimenté d’espoir ce club qui souffle aujourd’hui sur 40 chandelles. Comme si les fondations venaient d’être coulées avant de s’attaquer aux murs et au toit.

« Vous avez tracé un chemin. Notre rôle consiste à finir ce que vous avez commencé », a laissé entendre Sam Hamad.

 

40 ans et toujours sans toit!

14/11/2009 22h51 

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