ADQ | Conseil général
Un chef le 18 octobre
01/06/2009 00h23

- Éric Caire, Gilles Taillon et Christian Lévesque, les trois candidats déjà annoncés à la chefferie de l’ADQ, se sont adressés aux militants, hier, quelques minutes avant la conclusion du vingtième congrès général. Chacun a affirmé qu’il n’hésiterait pas à dévoiler publiquement ses sources de revenus.
- © Jean-François DESGAGNÉS
L’idée de devancer la course à la chefferie a divisé hier les adéquistes, qui ont opté pour le 18 octobre en dépit des appréhensions de plusieurs, dont Sébastien Proulx, ex-leader parlementaire, pour qui le parti se trouve dans une situation encore trop précaire.
Réunis en conseil général, qui prenait fin hier midi à Québec, les quelque 400 militants adéquistes ont longuement débattu de cette proposition de la Commission des jeunes. « Au lieu d’avoir un chef à tout prix, faut avoir un chef et faut avoir la capacité de lui offrir un parti, a fait valoir M. Proulx, qui siégeait sur le comité électoral proposant d’attendre en 2010. On est dans une situation où le parti est en reconstruction, dit-il, où notre parti n’a pas le membership ni l’argent nécessaire pour faire une course nationale. »
Pour M. Proulx, l’ADQ « n’a pas l’armée suffisante (...) On a à se ressaisir : un peu comme Rocky, on est tombé deux fois, mais on n’est pas au cinéma. Il faut prendre notre temps et laisser les autres aller paître. »
Le Messie
Selon le président de la Commission des jeunes, Martin-Karl Bourbonnais, attendre en 2010 serait un signe de manque de confiance au sein du parti, « parce qu’on pense qu’on a des candidats pas assez de qualité (...) Qu’on arrête d’attendre le Messie, on a d’excellents candidats », a-t-il lancé, provoquant un tonnerre d’applaudissements.
Le fondateur de l’ADQ, Jean Allaire, était partisan de l’élection d’un meneur dès l’automne. « Lorsqu’il n’y a pas de chef permanent, il y a un flottement et une attente des gens et je trouve que ce serait mauvais d’attendre jusqu’en février », a-t-il avancé.
Pas de femme
Pour Angèle Dubuc, militante de Marie-Victorin, il aurait fallu plus de délai pour laisser le temps à des femmes de se présenter. « Les femmes ne semblent pas intéressées par l’ADQ parce que c’est un parti trop à droite », selon elle. Ce qui a fait dire à Linda Lapointe, ex-députée de Groulx, que s’il y avait plus de femmes, la politique serait plus civilisée. Elle était toutefois en désaccord avec l’idée que les femmes ne se sentent pas interpellées par l’ADQ.
Un autre militant, Marcel Gélinas, a fait rire l’assemblée en déclarant que l’intérêt envers la course serait diminué à l’automne « étant donné le fait qu’il va y avoir en forêt 650 000 chasseurs durant cette période. »
Plus que confiants
Lors d’un point de presse suivant le Conseil, Mario Charpentier, président de l’ADQ, a indiqué « que ça lui ferait plaisir de prendre le temps avec Sébastien (Proulx) pour lui expliquer la mécanique sous le capot (...) M. Proulx est un gars extrêmement occupé parce que c’est un homme talentueux qui ne passe peut-être pas autant d’heures ou de minutes que j’en passe au parti avec toute l’équipe. Je peux vous dire que notre parti est prêt (...), notre membership monte (12 000 membres), on est structuré, plus qu’on l’était en décembre 2008, alors on est plus que confiants. »
ADQ | Conseil général
Un chef le 18 octobre
01/06/2009 00h23
L’idée de devancer la course à la chefferie a divisé hier les adéquistes, qui ont opté pour le 18 octobre en dépit des appréhensions de plusieurs, dont Sébastien Proulx, ex-leader parlementaire, pour qui le parti se trouve dans une situation encore trop précaire.
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