En spectacle à Québec
Cohen dans une forme étincelante
21/05/2009 22h57

- Leornard Cohen est apparu plus grand que nature dans l’enceinte de Québec chargée d’émotion.
- Photo Simon Clark
Accueilli comme une légende vivante, Leonard Cophen a remporté un retentissant triomphe, jeudi, au cours d’une soirée pour le moins envoûtante. Si le show de McCartney a été l’Événement de l’année 2008, la prestation de Cohen s’annonce comme l’Événement de 2009!
Précédé par ses musiciens, il n’était pas encore apparu en scène que le légendaire personnage déclenchait une première ovation dans un pavillon de la Jeunesse plein à craquer. Aussitôt apparu sous le projecteur, Cohen a entrepris un exercice de charme — voire de magnétisme — qui gagnera en intensité tout au long de cette «messe» de près de trois heures.
A sa troisième visite chez nous après 16 ans d’absence, Cohen, 74 ans, n’est jamais apparu aussi beau à voir et à entendre. Oubliez l’image du vieillard à la voix de fond de cendrier. Cohen est resplendissant dans sa démarche aussi intense que généreuse. Très élégant avec son chapeau et son complet sombre, le Montréalais d’origine est apparu dans une forme étincelante avec cette voix toujours aussi unique.
Les yeux fermés, remarquablement soutenu par six solides musiciens et trois choristes, Cohen nous entraîne dans un fascinant voyage en nous faisant revisiter son riche repertoire rehaussé de quelques nouveaux et subtils arrangements.
«Fais-moi danser jusqu’à la fin de l’amour», lance l’artiste en présentation, bien sûr, de Dance me to the end of Love sous un tonnerre d’applaudissements. Il enchaîne avec Bird on a Wire, qui prend de nouvelles couleurs gospel, puis avec Everybody Knows soutenu par une légère basse disco. Le tempo de I’m Your Man a été ralenti, et Cohen retrouvera sa guitare dans quelques pièces comme Sisters of Mercy.
La surprise
Dans cet environment bien sûr dépouillé, l’émotion occupe toute la place au gré du jeu particulièrement brillant des musiciens, des vétérans de l’époque du Chelsea Hotel, avec à leur tête le guitariste espagnol Javier Mas, avec son jeu flamenco, qui apporte de chaudes couleurs au répertoire de Cohen.
De chaque côté de la scène, deux larges écrans épient les mouvements de Cohen qui bouge beaucoup plus que par le passé.
La deuxième partie enchaînera d’autres moments forts à commencer par l’interprétation en solo de Suzanne, suivie de d’autres incontournables comme Hallelujah, qui fera de nouveau traverser de grands frissons dans une salle chargée d’émotion. Malheureusement, ce rendez-vous avec la légende sera sans lendemain. Aucune supplémentaire n’est prévue pour le moment.
En spectacle à Québec
Cohen dans une forme étincelante
21/05/2009 22h57
Accueilli comme une légende vivante, Leonard Cophen a remporté un retentissant triomphe, jeudi, au cours d’une soirée pour le moins envoûtante. Si le show de McCartney a été l’Événement de l’année 2008, la prestation de Cohen s’annonce comme l’Événement de 2009!
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