Déménagements du 1er juillet
Le BAIL fustige l'OHMQ
02/07/2009 21h41
Le Bureau d’animation et information logement (BAIL) est en colère contre l’Office municipal d’habitation de Québec (OMHQ), à qui il reproche de ne pas avoir assuré un service de mesures d’urgence adéquat lors de la date fatidique du 1er juillet.
« Ce sont les gens de la Ville et de l’Office municipal qui nous ont obligés à leur référer les cas problématiques en nous faisant la promesse qu’il y aurait quelqu’un pour les aider, ce qui n’a pas été le cas. Avoir su, je serais rentrée », s’est défendue Nicole Dionne, au sujet de la fermeture mercredi du BAIL, un organisme qui vient en aide aux locataires aux prises avec des problèmes de logement.
Selon elle, non seulement la Ville a demandé qu’on lui réfère les cas problématiques, mais, en plus, l’OMHQ a refusé de diffuser à la population le numéro d’urgence mis en place depuis le mois de mai. « Il ne voulait pas le donner pour ne pas être submergé d’appels », a t-elle mentionné.
À l’OMHQ, le son de cloche est cependant différent. « Tous les intervenants étaient informés et tous les groupes susceptibles de recevoir des appels, comme le 9-1-1, les policiers, le CSSS de la Capitale, les bureaux d’arrondissement, connaissaient le numéro d’urgence », a expliqué Claude Foster, directeur général de l’OMHQ.
D’après le BAIL, l’OMHQ se ferme les yeux sur la crise du logement, qui serait beaucoup plus grave qu’il n’y paraîtrait. « Je ne peux pas vous dire s’il y a des gens à la rue aujourd’hui (hier), mais il y en a très certainement », a dit Mme Dionne.
Règles strictes
Selon elle, l’une des raisons qui fait que certains ont de la difficulté à se loger, se sont les règles trop strictes de l’OMHQ à l’égard des gens dans le besoin. « Est-ce que c’est normal que sur 120 ménages, un seul a eu droit au programme de supplément au loyer d’urgence? » s’est-elle insurgée.
Selon Mme Dionne, l’OMHQ est trop sévère sur les critères qui pourraient permettre à plus de gens de profiter de l’aide.
Encore là, à l’OMHQ, la vision est différente. « Depuis le 15 juin, nous avons octroyé quatre suppléments d’urgence à des ménages. Les demandes sont traitées selon les règles et nous devons être équitables. Même si parfois, il ne manque pas grand-chose à quelqu’un, nous ne pouvons pas lui donner le supplément parce que si on fonctionne toujours sur les exceptions, ça ne finira plus », a dit M. Foster.
Questionné à savoir si la crise du logement existait à Québec, M. Foster est catégorique : il n’y en a pas.
« La crise n’existe plus depuis deux ans parce que tous les organismes travaillent ensemble. Encore une fois, on essaie de rationaliser une situation qui est très émotive et on y arrive très bien avec l’aide de tous les intervenants », a t-il laissé tomber en terminant.
Déménagements du 1er juillet
Le BAIL fustige l'OHMQ
02/07/2009 21h41
Le Bureau d’animation et information logement (BAIL) est en colère contre l’Office municipal d’habitation de Québec (OMHQ), à qui il reproche de ne pas avoir assuré un service de mesures d’urgence adéquat lors de la date fatidique du 1er juillet.
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