Le mardi 9 février 2010

Grands excès de vitesse

Beaucoup de contestations

16/06/2009 22h22 

Près de la moitié des conducteurs qui ont été pris à commettre de grands excès de vitesse sur nos routes ont contesté la sanction qui leur a été infligée. Dans bien des cas, il s’agit de gens « ordinaires » qui n’ont « rien à voir » avec des fous du volant, affirment plusieurs observateurs.

Selon des données obtenues par le Journal, 42 % des 8225 contraventions émises pour « grand excès de vitesse » en 2008-2009 ont été contestées en cour.

La firme SOS Ticket, qui se spécialise dans la contestation des contraventions, affirme recevoir chaque jour de nouveaux clients pour ce type d’infraction. « Ce sont des gens qui ont besoin de leur permis pour travailler », indique le président de SOS Ticket, Alfredo Munoz.

« Ce ne sont pas des p’tits jeunes à casquettes qui conduisent une Honda Civic et qui roulent à 180 km/h », lance-t-il.

L’amende salée, mais surtout les points d’inaptitude qui accompagnent les grands excès de vitesse, obligent les conducteurs à contester, dit M. Munoz. « Ils n’ont pas le choix parce que, souvent, ils travaillent sur la route et ils ne peuvent pas se permettre de perdre leur permis », ajoute-t-il.

Trappes à tickets ?

La plupart des gens arrêtés pour grand excès de vitesse seraient victimes de « trappes à tickets », selon lui, et n’ont rien en commun avec les deux mordus de vitesse qui ont été pincés à des vitesse supérieures à 220 km/h.

Sandrine Sabbah, de la firme Tickets de trafic.com, abonde dans le même sens et pointe du doigt les voies de service des autoroutes, où la limite passe parfois à 50 km/h. Bien des automobilistes y seraient interceptés au moment où ils quittent la voie rapide, affirme-t-elle. « Les policiers le savent et se positionnent très souvent à ces endroits-là », dit l’avocate.

Les données de la SAAQ semblent lui donner raison. En mars dernier, 72 % des infractions pour grand excès de vitesse qui avaient été compilées étaient survenues sur des routes où la limite était inférieure à 60 km/h. À l’inverse, seulement 3 % des infractions avaient été enregistrées sur des autoroutes.

Des zones à risque

Au cabinet de la ministre des Transports, Julie Boulet, on rejette les critiques au sujet de ces « trappes à tickets. »

« Les zones où la vitesse est basse tiennent compte du contexte routier, dit l’attachée de presse de la ministre, Jolyane Pronovost. Ce sont des endroits souvent à risque pour les accidents. »

« Si la vitesse change à 50 km/h, c’est parce qu’il peut y avoir d’autres usagers de la route. Rouler au-dessus de la limite peut devenir un comportement très dangereux », fait-elle valoir.

 

Grands excès de vitesse

Beaucoup de contestations

16/06/2009 22h22 

Près de la moitié des conducteurs qui ont été pris à commettre de grands excès de vitesse sur nos routes ont contesté la sanction qui leur a été infligée. Dans bien des cas, il s’agit de gens « ordinaires » qui n’ont « rien à voir » avec des fous du volant, affirment plusieurs observateurs.
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