Le fédéraliste Pierre Roy a été le seul à s’énerver
«Pouilleux», «BS» et «terroristes»
17/02/2009 19h01 - Mise à jour 18/02/2009 10h40

- Le fédéraliste Pierre Roy a invectivé les militants indépendantistes venu manifester devant la Maison de la découverte.
- © Didier Debusschere Le Journal de Québec
La police de Québec veillait au grain pendant la conférence de presse pour réagir à tout débordement, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, mais seul le fédéraliste bien connu, Pierre Roy, a déplacé un peu d’air en insultant les militants indépendantistes.
Il n’y avait qu’une poignée de manifestants séparatistes, une douzaine tout au plus, associés au RRQ et à Impératif français devant la Maison de la découverte, voisine du manège militaire. Ceux-ci brandissaient des drapeaux du Québec, dans le plus grand calme, en accordant des entrevues ici et là aux médias quand Pierre Roy s’en est mêlé, interrompant d’abord le point de presse de Patrick Bourgeois et en s’en prenant à ses acolytes.
Le fédéraliste bien connu, qui a déjà été victime d’une attaque à la fausse grenade (elle était désamorcée) chez-lui en 1999 par de présumés felquistes, a lancé de sincères «fuck you!» aux jeunes militants qu’il a ensuite traités de «pouilleux», de «BS», et de «terroristes». «Ce sont des terroristes! Avec des terroristes comme Falardeau, vous voyez ce qui arrive…Imaginez-vous donc une gang de pouilleux comme ça qui font changer une fête, ça n’a pas de bon sens», s’égosillait Pierre Roy.
«Moi, je condamne la violence», a répliqué un étudiant de l’Université Laval, qui n’a jamais levé le ton. «C’est un combat d’idées, on a toujours dit qu’on est contre toute forme de violence», a plus tard évoqué un autre militant indépendantiste, Julien Gaudreault, refusant d’embarquer dans le «jeu» de Pierre Roy qui les enguirlandait à qui mieux mieux.
«Vous pensez que moi je vais laisser faire ça sans dire un mot? Ce n’est pas fini cette affaire-là et vous allez voir la gang de séparatistes que vous allez y goûter parce que vous avez fait des menaces mais nous aussi on va en faire des menaces!» a vociféré Pierre Roy, qui manque rarement une occasion de se faire entendre ou voir, drapé de l’unifolié.
Comme le Journal l’avait annoncé mardi matin, les policiers étaient prêts à intervenir au besoin. Quelques agents en uniforme étaient à l’intérieur de la Maison de la découverte, dans une pièce adjacente à la conférence de presse. Les policiers des plaines, très visibles, assuraient une surveillance et effectuaient un contrôle serré pour l’accès au local du point de presse.
Des policiers de Québec, habillés en civil, surveillaient tous les faits et gestes des manifestants réunis à l’extérieur, en prenant discrètement quelques clichés pour leurs albums de photos. L’unité de contrôle de foule (l’anti-émeute) était même en «stand-by» dans un autobus de la police, stationné près du Concorde, non loin de la conférence de presse.
Le fédéraliste Pierre Roy a été le seul à s’énerver
«Pouilleux», «BS» et «terroristes»
17/02/2009 19h01 - Mise à jour 18/02/2009 10h40
La police de Québec veillait au grain pendant la conférence de presse pour réagir à tout débordement, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, mais seul le fédéraliste bien connu, Pierre Roy, a déplacé un peu d’air en insultant les militants indépendantistes.
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