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Le dimanche 22 novembre 2009

Le Journal en Afghanistan

Panjwai renaît

29/04/2009 21h06 - Mise à jour 01/05/2009 11h51

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De ville fantôme qu’elle était il y a à peine trois ans, Panjwai est en train de renaître.

À l’ombre d’une base avancée canadienne construite dans la montagne, Panjwai a changé du tout au tout en à peine trois ans.

« Quand je suis arrivé ici, en 2006, c’était une ville fantôme. Tout était fermé et il n’y avait personne », raconte le caporal-chef Daniel Tremblay.

Cinq ans avant, les talibans étaient venus dans le village et avaient tué tous les enseignants de la petite école, poursuit-il. « Ça avait vidé le village », laisse-t-il tomber.

À l’époque, la base avancée où vivent maintenant des centaines de Canadiens était minuscule. « Il y avait trois camions, ici. J’habitais de l’autre côté de la montagne, dans un logement afghan qu’on louait. Je devais traverser la montagne à pied pour aller sur le camp. »

Le caporal-chef Tremblay était alors parmi les premiers Canadiens à venir superviser le travail des Afghans au sein de l’Équipe de liaison et de mentorat opérationnel (ELMO). « On remplaçait les Américains, qui s’occupaient d’eux depuis quelques années », explique-t-il.

Rouvrir l’école

Un des premiers gestes posés par les Canadiens a été de s’assurer de rouvrir l’école de Panjwai. « On avait monté une très grosse opération avec le groupe de combat et l’équipe de reconstruction provinciale. On avait fait un grand cordon de sécurité pour s’assurer que tout se passerait bien », raconte le caporal-chef.

Le poste de la police afghane a ensuite été construit tout juste en face, afin de donner aux gens un sentiment de sécurité. « Après ça, les choses se sont enchaînées », ajoute-t-il.

Aujourd’hui, il est difficile d’imaginer Panjwai en ville fantôme. Sur la rue principale, les boutiques abondent et il y règne une intense activité. Les motocyclistes côtoient les piétons et les taxis surchargés.

Ici, une boutique de tapis, là, une boucherie où les pièces de viande suspendues sont découpées directement sur le trottoir, plus loin encore, un étalage d’accessoires de cuisine.

Au passage des Canadiens et de l’Armée nationale afghane (ANA), les enfants s’agglutinent, espérant avoir un petit cadeau. Ce qu’ils veulent par-dessus tout, ce sont des crayons. Et de couleur, si possible!

D’autres saluent la patrouille de la main, renvoyant les sourires lancés par les militaires. « Il y a trois ans, la population locale était craintive. Ç’a aurait été impensable de voir un enfant sourire à une caméra. Maintenant, on peut entrer dans les boutiques et échanger avec les gens », constate le caporal-chef Tremblay.

Ce dernier se réjouit de voir les progrès accomplis depuis son dernier passage. « Une fois, il y a trois ans, je marchais dans la rue. Une femme a levé son voile et m’a fait un sourire pour nous montrer qu’elle appréciait ce qu’on faisait. Ça valait de l’or », termine-t-il.

jean.laroche@journaldequebec.com

 

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Panjwai renaît

29/04/2009 21h06 - Mise à jour 01/05/2009 11h51

De ville fantôme qu’elle était il y a à peine trois ans, Panjwai est en train de renaître.
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