Quand les soldats sortent, ce n’est pas de la rigolade
25/04/2009 19h20 - Mise à jour 25/04/2009 19h43

- Les soldats de Valcartier en pleine action.
- © Photo Jean Laroche
KANDAHAR, AFGHANISTAN - Ils attendent pendant des heures, mais quand ils sortent, ce n’est souvent pas bon signe.
Voici une unité d’infanterie de Valcartier qui se tient sur le qui-vive, 24 heures sur 24, sept jours par semaine.
En fait, ils vivent un peu la même vie que les pompiers en caserne. Tant et aussi longtemps que tout est tranquille, ils demeurent dans leurs quartiers. Ils jouent aux cartes, regardent des films et s’entraînent. Les parties de poker et de jeux de guerre en réseau ne sont pas rares, ici.
En bermudas et en t-shirts, ils passent le temps comme ils peuvent. Tous les jours, ils font des tours de garde sur le camp. Parfois, ils vont du côté de la route Foster assurer la sécurité autour des travaux d’asphaltage que des civils afghans accomplissent.
Mais quand les choses se corsent dans la région, ce sont eux qui sont appelés en renfort. Parfois en appui à des troupes en danger, parfois pour vérifier ou désamorcer un engin explosif.
En quelques minutes à peine, ce peloton d’infanterie est prêt à passer à l’action. Les bermudas cèdent la place aux tenues de combat et les fusils virtuels deviennent soudainement bien réels.
À côté de leurs tentes, les blindés sont prêts à partir. Tout le matériel nécessaire y est déjà.
Tous y plongent, la porte se referme derrière les soldats et les blindés prennent la route. Dans les haut-parleurs, la musique métal remplace rapidement le Don’t Worry, Be Happy, de Bobby McFerrin.
Aussitôt qu’ils sortent du camp, ils savent que leur vie est maintenant en danger. « Quand on reste sur la base, c’est que tout se passe bien pour les gars sur le terrain. Quand on sort, ce n’est pas bon signe », laisse tomber le lieutenant Alexandre Hottin, qui dirige ce peloton.
Cette fois, on suspecte la présence d’un engin explosif improvisé sur la route, dans le district de Panjwai. Le lendemain, c’est un véritable engin explosif qui est retrouvé dans une ferme du district de Zhari.
À chaque occasion, les soldats quittent les blindés et inspectent les environs pour s’assurer que la zone est sécuritaire.
Sous un soleil de plomb, ils avancent sur le terrain, traînant parfois un équipement qui peut peser plus de 60 livres.
Après avoir pris toutes les précautions nécessaires, ils s’assurent de neutraliser le présumé engin explosif. S’il est dangereux, des ingénieurs vont le faire exploser sur place.
Après être retournés dans les véhicules, les militaires retournent au camp et à leur monde virtuel. En attendant le prochain appel...
jean.laroche@journaldequebec.com
Quand les soldats sortent, ce n’est pas de la rigolade
25/04/2009 19h20 - Mise à jour 25/04/2009 19h43
KANDAHAR, AFGHANISTAN - Ils attendent pendant des heures, mais quand ils sortent, ce n’est souvent pas bon signe.
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