Le lundi 22 mars 2010

Crise des isotopes

Des difficultés pour la médecine nucléaire

09/02/2010 04h12 

Alors que le réacteur nucléaire de Chalk River, en Ontario, sera fermé au moins jusqu'au mois d'avril, le président de l'Association canadienne de la médecine nucléaire prédit des mois difficiles aux spécialistes de ce domaine.

La Presse rapporte ce matin qu'avec seulement 36 pour cent des travaux complétés depuis la fuite d'eau lourde qui a provoqué la fermeture du réacteur, en mai 2009, les provinces auront de la difficulté à traiter leurs patients en raison du manque d'isotopes, croit Jean-Luc Urbain.

Au Québec, la crise des isotopes est moins marquée parce qu'environ 30 pour cent des patients atteints d'un cancer ont été référés vers une autre forme de traitement.

Il s'agit de la tomographie par émission de positron (TEP), un appareil présent dans 15 régions du Québec, utilisé notamment pour le cancer du sein et des poumons.

De son côté, le président des médecins spécialistes en médecine nucléaire du Québec, le docteur François Lamoureux, préfère apporter un bémol à la crise des isotopes.

Il croit que devant les besoins des pays d'Amérique du Nord, la Belgique augmentera bientôt sa production d'isotopes médicaux. Il rappelle également qu'il y a aussi un réacteur nucléaire en Afrique du Sud.

Par ailleurs, une autre technologie, développée par le Centre d'imagerie moléculaire de Sherbrooke (CIMS), permet de croire qu'il sera possible de produire des isotopes d'une autre façon prochainement.

 

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Des difficultés pour la médecine nucléaire

09/02/2010 04h12 

Les provinces auront de la difficulté à traiter leurs patients en raison du manque d'isotopes, croit un spécialiste.
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