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Le dimanche 22 novembre 2009

Lettre d'appui controversée à Radio-Canada

Des signataires mettent des bémols

30/06/2009 19h57 

La lettre d’appui aux employés de Radio-Canada, publiée dans différents quotidiens vendredi dernier, a perdu des signataires en cours de route qui n’endossent plus la totalité du manifeste rédigé par le syndicat.

Le célèbre mathématicien Jean-Marie de Koninck, président de l’opération Nez-Rouge et de la Table québécoise de la sécurité routière, a trouvé la «lettre un petit peu dure» selon son attachée de presse.

Il ne l’aurait pas vu, avant de l’endosser, mais il en a pris connaissance sur le web dans les derniers jours. «Il veut continuer à appuyer les employés de Radio-Canada», a toutefois précisé celle qui parle en son nom puisqu’il est actuellement en France pour donner une série de conférences.

Deux paragraphes, suscitant une certaine forme de mépris à l’endroit d’autres médias d’information aux yeux de plusieurs, causent problème et ont forcé quelques artistes et politiciens à se dissocier des propos contenus dans la lettre d’appui, cosignée par environ 70 personnalités de tous les milieux, qui dénoncent les compressions budgétaires qui affectent la Société d’État.

On peut y lire : «Sans Radio-Canada, qui prendrait le temps de former de jeunes journalistes au sein d'un vaste réseau professionnel, indépendant, respectueux de la langue et des gens, doté d'un solide sens de l'éthique et d'une politique journalistique rigoureuse? Sans Radio-Canada, quel réseau de nouvelles réserverait l'espace de réflexion coûteux nécessaire à une information autre que spectaculaire, people, tape-à-l'oeil, sensationnaliste, où la une est réservée aux vedettes ou au chien écrasé du voisin?»

L’ex-premier ministre du Québec, Bernard Landry, a dénoncé le libellé de la lettre, qu’il n’avait pas lu avant de s’y associer, ayant donné son accord au téléphone, selon ce qu’il a indiqué en entrevue à TVA. «La cause est bonne mais elle est gaspillée par deux paragraphes qui sont vraiment odieux, méprisants pour d’autres stations de télé qui font très bien leur travail..», a-t-il dit.

D’autres personnalités comme Yves Michaud, Louise Harel et l’auteur-compositeur-interprète Michel Rivard, ont nuancé leur position, précisant qu’ils appuyaient toujours les employés de Radio-Canada mais qu’ils n’approuvaient pas le manifeste, tel que rédigé. Il a été impossible de joindre la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, qui a également endossé le contenu de la lettre, puisqu’elle est en Europe.

Réaction du syndicat

«L’objectif n’était pas d’écorcher les autres ou de s’en prendre à qui que ce soit d’autre, si ce n’est de dire que la place de Radio-Canada est essentielle dans l’univers des communications au Canada. Que ça prenne cette allure-là, on en est désolés…», a évoqué le porte-parole Alex Levasseur, du syndicat des communications de Radio-Canada.

«Ça n’a jamais été en méprisant les autres qu’on voulait assurer la survie de Radio-Canada. S’il y a une analyse comme ça, on la regrette. On a fait le même exercice avec la communauté anglophone et on a réécrit le texte à quelques reprises alors qu’il n’y a personne qui nous a suggéré une seule modification (pour la version française)», a spécifié M. Levasseur, qui se dit surpris des réactions puisque tous les signataires ont reçu la lettre, selon lui, avant de la signer.

«Il y a quand même une page et demie de texte qui forme un tout (…) et le comité qui a travaillé dessus demeure d’avis que ce texte-là est tout à fait pertinent. C’est dommage que les gens en tirent des conclusions après avoir juste focusé sur un ou deux paragraphes.»

 

Lettre d'appui controversée à Radio-Canada

Des signataires mettent des bémols

30/06/2009 19h57 

La lettre d’appui aux employés de Radio-Canada, publiée dans différents quotidiens vendredi dernier, a perdu des signataires en cours de route qui n’endossent plus la totalité du manifeste rédigé par le syndicat.
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